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 Mais je caresse un si beau rêve [Stone]

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Sorcier(e)


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MessageSujet: Mais je caresse un si beau rêve [Stone]   Lun 28 Nov - 12:37



Mais je caresse un si beau rêve

Stone & Blake

Le problème récurrent avec l’immortalité c’est qu’au bout d’un moment, on pense avoir tout vu, avoir touché à tout, dans n’importe quel domaine. Certes il y a les nouvelles technologies, les terrestres inventant sans cesse de nouvelles choses. Le progrès c’est bien joli en effet, mais ils ne sont pas très rapides et à part donner de l’argent aux futurs grands inventeurs de demain, Hannah ne pouvait pas faire grand-chose. Et encore, donner de l’argent, ce n’était pas exactement son idée, non pas qu’elle soit radine, qu’elle tienne à son argent comme à la prunelle de ses yeux, encore que c’était le cas aux dernières nouvelles. Il n’empêche, lorsque la demoiselle regardait ses comptes en banque, ça allait encore, la crise économique n’avait pas eu le moindre impact sur elle et ses employés n’avaient pas réellement à craindre de se faire licencier sous prétexte que la boîte manquait d’argent. En réalité, venir travailler avec elle, c’était une bonne planque, elle arrivait toujours à rebondir, détestant perdre quoi que ce soit. Il faut aussi reconnaître qu’avec les années, elle commençait à faire confiance à son équipe pour gérer, après tout leur intérêt était bel et bien de gagner un maximum d’argent pour ne pas être au chômage et nourrir leur petite famille.
Cette vie avait beau avoir l’air géniale, la routine a quelque chose d’ennuyant, se lever le matin -ou le soir peu importe- pour filer au travail, se faire klaxonner parce qu’on traverse n’importe comment, ça devient récurrent et à moins de commencer à insulter tout le monde pour se distraire il fallait bien trouver une nouvelle activité. Même si suivre Whitelaw dans toute la ville est une activité fort intéressante et fort prenante, ça ne fait pas non plus gagner d’argent, quel dommage d’ailleurs, elle aurait été milliardaire. Ce soir là, elle avait donc laissé la petite Whitelaw tranquille, elle aurait tout le temps d’aller la chercher après. Surtout que trouver les Whitelaw ce n’est jamais vraiment trop compliqué, ça revient juste à chercher les ennuis. Après tout il devait bien exister l’expression : Au bout de chaque ennui, il y a un Whitelaw. Et si cette expression n’existait pas encore, ça viendrait, pour sûr.

Après avoir fait des tonnes de recherches sur internet afin de savoir dans quelle entreprise elle allait se lancer, la sorcière jeta son dévolu sur un café. Elle allait avoir son propre café, dans lequel elle ne serait sûrement jamais mais ce n’est pas très important, l’important c’était de se dire qu’elle avait encore diversifier son activité et que lors de la réunion familiale dans trois mois – si aucune guerre ne venait perturber ce programme bien entendu – elle pourrait raconter cela à sa mère. Certainement que cette dernière trouverait un truc à redire, elle n’avait jamais eu cette ambition de vouloir un empire financier colossale, bientôt ce serait à Hannah de payer ses factures si ça continuait. Bon en même temps sa mère avait l’âge d’être en maison de retraite… bon elle aussi mais sa mère encore plus.
Qu’importe les avis des gens, même son associé, qui la regarderait à coup sûr comme si elle avait perdu la tête à vouloir gaspiller comme ça son argent sans rien y connaître niveau boisson, n’avait pas son mot à dire. En revanche, l’énorme problème auquel elle avait tout de même réfléchit, non parce qu’il faut quand même avouer que Blake fonçait rarement tête baissée dans un projet, aimant bien contrôler le maximum de choses, c’était qu’elle n’y connaissait rien mais alors rien du tout sur comment attirer la clientèle et ce genre de truc un peu étrange.

Pour en savoir plus, il fallait se renseigner et pour se renseigner il fallait se rendre dans un café. Sauf qu’attendre demain matin c’était trop long, que demain elle aurait certainement trente-six millions de trucs à faire et puis de toute façon, c’était maintenant qu’elle voulait les réponses à ses questions. Elle attrapa donc son chapeau avant de sortir -comprenez bien que par son chapeau, c’est plutôt un de ses trop nombreux chapeaux- et s’élança au-devant de sa future carrière qui allait forcément être très vivante et qui lui permettrait de lâcher un peu la grappe à Whitelaw… Non ce n’est pas vrai ça, elle trouverait toujours le moyen de coller Victoria même si un tsunami arrivait, c’est dire.
Après une longue marche dans les rues de New York, regrettant amèrement d’avoir pris ses talons plutôt que des chaussures plates, son regard se porta sur une petite enseigne tout ce qu’il y a de plus… étrange. Oh déjà la couleur choisie donnait plus envie de se tirer une balle que d’aller boire un café mais au vu du nombre de personnes qui fumaient devant la porte, cet endroit semblait être très vivant et fréquenté par beaucoup de monde. Elle hésita quelques secondes avant d’avancer d’un pas décidé vers l’entrée, retenant au maximum sa respiration pour éviter les fumées toxiques des fumeurs agglutinés devant l’entrée puis poussa la porte d’un geste sûr pour pénétrer l’endroit.
La différence de luminosité entre devant la porte et derrière la porte était impressionnante, à croire que le patron avait tout fait pour qu’on voit l’enseigne de l’extérieur mais qu’il n’avait plus assez d’argent pour mettre des ampoules à l’intérieur. Qu’importe, elle n’était pas là pour racheter ce bar, elle voulait le sien enfin même si elle ne comptait pas vraiment boire d’alcool ni en vendre mais sait-on jamais. Les personnes étaient toutes installées sur des petits tabourets ou des fauteuils – non on ne parlera pas non plus du manque d’argent pour avoir toujours les mêmes sièges – du coup le barman était seul derrière son bar et ne semblait rien avoir à faire, ce qui était une chance. Enfin, une chance, peut-être pas, elle aurait été capable de virer tout le monde d’un tour de main afin de parler à ce tenant de bar mais puisque les étoiles semblaient de son côté, autant en profiter. Blake s’avança donc vers le bar, posa son chapeau sur un tabouret -hyper haut mais on s’en fout elle est en talon- et s’installa sur celui d’à côté avant de s’adresser à la personne en face d’elle.

« Bonsoir, est ce que je peux vous poser quelques petites questions ? »

Histoire de ne pas avoir l’air intéressé uniquement par ses questions, elle attrapa la carte des boissons que proposait l’établissement afin d’en choisir une. Très vite, la carte devint un calvaire, il y avait un tas de boissons avec des noms tout aussi compliqués les uns que les autres. Pourquoi ils se prenaient toujours la tête les humains, être clair c’est bien aussi des fois.




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MessageSujet: Re: Mais je caresse un si beau rêve [Stone]   Lun 28 Nov - 13:52



Mais je caresse un si beau rêve

Stone & Blake
« Hey Stone, la fille de Mickey s’est cassée la jambe en glissant dans les escaliers au lycée. Il est obligé de passer la soirée aux urgences avec elle. Tu peux t’occuper du service de ce soir ? »


La question n’en était pas réellement une.


« J’vais essayer de voir avec la voisine si elle peut me remplacer pour garder mon neveu »


Depuis qu’il a appris que les vampires, et d’autres créatures dangereuses, existaient, James évitait de sortir à la tombée du jour. Il a maintenant toujours sur lui une chaine en argent autour de son cou, ainsi qu’un petit bracelet en argent avec ses initiales et sa date de naissance, au cas où. Il avait inventé cette histoire de neveu à garder le soir, mais il lui fallait une excuse pour ne pas avoir à travailler le soir, quitte à faire davantage d’heures la journée.


« D’accord, super. J’avais personne d’autre, ça aurait été dommage de fermer »


Stone fit semblant d’être au téléphone avec la voisine. Il a toujours détesté mentir ou faire semblant, mais depuis qu’il a revu Lucy et qu’il sait ce qu’elle est, il n’avait pas vraiment le choix car sa vie en dépendait. Mais il se sentait coupable de devoir mentir tous les jours à son patron pour ne pas être dehors la nuit et c’est pour ça qu’il ne rechigna pas à faire le service du soir. Au pire, il resterait à dormir au bar et ferait l’ouverture le lendemain. Le jeune homme avertit le patron qu’il était disponible ce soir là.
Le service du soir était plutôt tranquille, il n’y avait pas foule, James était tranquille derrière le comptoir. Enfin tranquille… Il s’attendait ,à chaque fois que la porte s’ouvrait, que Lucy débarque. Mais la soirée était plutôt tranquille de ce côté là aussi, tout était normal à l'exception de cette femme. Non accompagnée, plutôt jeune, James aurait pu la trouver jolie si il s’était posé la question, des habits plutôt extravagants. Enfin pas vraiment extravagants, mais son chapeau contrastait avec l’atmosphère du bar, et pour finir la jeune femme semblait être incommodée. Bah, un client c’est un client elle avait peut-être pas sa dose de Rhum pour la soirée même si vu l’allure de la jeune femme elle n’avait pas l’air d’être le genre de fille à alcool. Après qui sait ? On a tous ses soucis, le serveur était bien placé pour le savoir.


La jeune femme posa son chapeau sur un tabouret avant de s’installer. A peine assise, elle demanda si elle pouvait poser des questions au jeune homme. Une journaliste, manquait plus que ça, cela dit, ça expliquait plein de choses. Dans tous les cas, la journaliste prenait du temps à choisir. Faut dire qu’elle tenait la carte à l’envers, ce qui justifia son regard incompréhensif à la carte. James décida de lui préparer un Mojito sans alcool, si ça lui plaisait pas elle commandera autre chose.


« Vous tenez la carte à l’envers. Tenez, c’est sans alcool.” Puis en soupirant “J’imagine que vous êtes journaliste, qu’est ce que je peux faire pour vous aider ? »

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MessageSujet: Re: Mais je caresse un si beau rêve [Stone]   Lun 28 Nov - 14:43



Mais je caresse un si beau rêve

Stone & Blake
Ah… oui effectivement ça commençait très très bien avec cette histoire de carte à l’envers. Avec une moue contrariée, Hannah tourna la carte dans le bon sens sans faire le moindre commentaire oral. Peut-être que si les dessins ne ressemblaient pas à des coloriages faits par des enfants de trois ans, ce serait plus évident pour savoir dans quel sens se tournait ce truc. Puis alors pour le coup c’était pas plus clair une fois à l’endroit, ah c’est sûr les mots ce n’était plus du chinois mais alors pour la signification, merci bien, c’est comme si en rentrant dans un café la carte affichait pour le dit café : « Soupe de mer noir » très vendeur en effet, quel talent, chapeau les gars. Et le pire, c’est déjà qu’il y avait quand même un illuminé à la base qui avait appelé une boisson lagon bleu ou machin plage, peu importe, et qu’il y avait quand même tout un tas de crétins qui avaient applaudit. Non applaudit ce n’est pas assez fort, en plus d’avoir applaudit, ils avaient tous trouvé l’idée très bonne et maintenant on prenait des boissons avec des noms très étranges sans savoir ce qu’il y avait dedans… Si ça ce n’était pas une technique pour empoisonner tout le monde discrètement, bah bon sang qu’est-ce que c’est.
Le barman dût perdre légèrement patience quant à la rapidité de décisions de mademoiselle Blake. Pour la défense de la demoiselle, ce n’était pas vraiment le genre d’endroits qu’elle fréquentait et puis si boisson alcoolisée il y avait quand elle sortait, habituellement ça tournait plus autour des vins français que des mélanges de toutes les boissons qu’ils trouvaient dans leur bar. Mais bon, il fallait bien faire des efforts, elle attrapa donc le mojito sans alcool qu’il lui tendit -non parce que c’est pas non plus une mongole hein- tout en se demandant, le plus sincèrement du monde, pourquoi il lui filait une boisson sans alcool ? Mais bon autant pas le vexer, s’il voulait qu’elle s’éclate avec du sans alcool, autant lui faire plaisir. Elle posa donc la carte après avoir cherché à déchiffrer, même si la conclusion était pas rassurante pour les humains, ils étaient à la masse et exprimaient leur créativité dans le nom des boissons stupide. Si ça se trouve il y avait un concours mondial pour élire le nom le plus incompréhensible.

Buvant une petite gorgée, elle leva les yeux vers lui en l’entendant soupirer, se retenant de lui demander avec beaucoup d’ironies s’il pouvait au moins faire un effort et cacher sa joie. Cependant, elle n’eut plus vraiment le temps d’y penser puisqu’il venait de lui demander si elle était journaliste. Journaliste ? Elle ? Oh la bonne idée ! Elle n’y avait jamais pensé à ce genre de carrière mais ça pourrait l’intéresser à coup sûr, journaliste en temps de guerre ça claquait comme titre… Ouai, non il fallait qu’elle évite d’aller chercher les endroits où il y avait la guerre, elle avait tout de même bien mieux à faire. Dans tous les cas, ce n’était pas un peu étrange même pour un endroit comme ça qu’une journaliste vienne faire un reportage. Enfin comme titre pour ce genre d’article ça aurait pu être « Un air sain dans un bar, est-ce possible ? » La réponse étant bien entendu non, Blake ne s’attarderait pas dessus et se concentra donc sur la vraie raison de sa présence ici.

« Merci pour la boisson, et pour la carte. Non je ne suis pas vraiment journaliste. Vous avez déjà eu des journalistes qui sont venus faire un article sur votre bar ? Encore mieux. En réalité j’aimerais savoir comment vous faites pour attirer la clientèle ici ? »


Il y avait tant de questions à poser pour pouvoir se lancer. Elle espérait sincèrement qu’il avait du temps devant lui parce qu’elle était très intéressée pour lancer son commerce dans quelques heures, bon allez quelques jours même si elle sentait que si elle disait ça à son associé, il n’aimerait pas trop l’info. Au bout d’un moment, il devait même en avoir mal d’être avec elle, elle trouvait toujours le moyen de se diversifier ça pouvait être épuisant pour un humain et inquiétant, même si très franchement, il n’avait rien à craindre, Hannah gérait ses comptes à la perfection. Elle était même capable d’aller récupérer l’argent d’un de ses comptes dans un autre pays, l’avantage de l’immortalité, elle avait des comptes dans tous les pays qu’elle avait fréquenté. En revanche, elle n’était pas certaine de la fortune sur ses comptes puisqu’elle avait laissé procuration à sa mère et que cette dernière devait bien se servir, vu la propriété qu’elle possédait. A côté, la collection de chapeaux d’Hannah mais c’était vraiment une petite dépense. Il est vrai cependant qu’elle adorait la maison de sa mère et qu’elle irait certainement y vivre dans une vingtaine d’années, quand elle aurait envie de changer d’air, enfin plutôt quand le fait qu’elle ne vieillissait pas inquiéterait les habitants de la grosse pomme.

Néanmoins, elle attendait avec beaucoup d'impatiences les réponses à ses questions de la part du barmaid et le fixait presque. Bien que pour avoir l'air parfaitement désintéressé, sa main droite jouait avec l'agitateur de son verre, entrechoquant les glaçons entre eux. Chacun s'occupant comme il peut pour combler l'attente.



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MessageSujet: Re: Mais je caresse un si beau rêve [Stone]   Lun 28 Nov - 16:11



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« C’est un Bar, nous sommes à Brooklyn. Après moi je suis juste un employé, je suis payé pareil s’il y a du monde ou non, à quelques rares pourboires près. C’est mon patron qui gère si y’a quelque chose à gérer.»


James essuya quelques verres et les rangea sans mot dire. La jeune femme ne l’interrompit pas, comme si la réponse qu’il avait donné n’était pas suffisante.


« Je ne sais pas ce qui attire les gens ici. Il y a bien des habitués mais c’est souvent des gens de passage. Ou des étudiants qui pensent qu’ils ont besoin de boire pour pouvoir s’amuser. On ne propose pas des prix compétitifs, on a pas beaucoup de flippers, billard ou autres jeux de bistrots. Je pense que les gens cherche pas à aller au plus intéressant quand ils ont envie de prendre un verre, ils vont là où c’est le mieux placé pour eux. Excusez moi je reviens . »


Le serveur quitta le comptoir pour aller débarrasser quelques tables. Pas vraiment une journaliste, peut-être qu’elle fait une étude sociale. Au final, peu importe. Depuis quand il se souciait de que faisaient les autres ? Il connaissait la réponse : depuis qu’il perdait son temps en temps que serveur dans un bar. La vie était bien différente quand il était sur scène. Même s’il n’a jamais eu un énorme succès, il avait tout de même un public qui se déplaçait pour le voir. Et il ne se posait pas la question de savoir ce que ces gens faisaient de leur vie. Ils venaient tous dans un seul et même but. Dans un bar c’est différent. Certains viennent s’amuser, d’autres flirter, d’autres encore pour passer le temps. Il y a ceux qui veulent oublier, et ceux qui veulent s’oublier eux… James sentit sa poitrine se resserrer et serra très fort son plateau. De retour au comptoir il posa un peu brutalement le plateau à côté de l’évier, et commença à laver les verres et les tasses en jouant un air dans sa tête pour se calmer.


« J’avais cru que vous étiez journaliste car, enfin le prenez pas mal hein, vous n’aviez pas l’air très à l’aise ici. Vous semblez peu habituée à ce genre d’ambiance. D’ailleurs, autant vous prévenir, une jolie jeune fille telle a de grandes chance de se faire aborder. Faites attention aux beaux parleurs. Enfin, même aux moches d’ailleurs. Sans indiscrétions, qu’est ce que vous faites dans la vie »


Mine de rien, la jeune femme avait piqué la curiosité de Stone. Elle était différente des gens qui venaient habituellement dans son bar, et quitte à passer la soirée au boulot, autant essayer de penser à autre chose que le risque permanent de se faire vider de son sang.


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Sorcier(e)


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MessageSujet: Re: Mais je caresse un si beau rêve [Stone]   Lun 28 Nov - 17:07



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Stone & Blake
Est-ce que la déception pouvait se lire dans les yeux d’Hannah, probable. C’était quoi cette réponse qu’il lui fournissait ? Il n’était pas du tout rassurant et le patron était visiblement pas très doué, marcher à la carotte c’était top, le fait de faire du chiffre, bénéfique autant en faire profiter les employés, pas spécialement pour le faire plaisir, ça Hannah en avait strictement rien à faire de faire plaisir aux autres. En revanche, s’ils se donnaient à fond pour faire du chiffre c’était intéressant pour le patron et si pour cela il fallait des augmentations, il valait mieux le faire. Mais là encore, ça ne la concernait pas savoir qu’il ne faisait pas le moindre effort pour cet endroit, il n’était pas à elle et ne le serait jamais. Par contre l’idée d’aller devoir parler au patron l’intéressait tout de même beaucoup moins, ça va elle savait comment ça fonctionnait dans tous les milieux, les patrons voulaient faire du chiffre, avoir le moins de concurrence possible et donc il ne serait pas loquace, voir même il donnerait des infos erronées ce que ne voulait absolument pas Hannah.

Par contre niveau réponse, ce n’était pas le top et étant donné qu’elle n’avait pas envie de passer sa soirée à tirer les vers du nez d’un barmaid qui semblait tellement ravi de l’avoir dans les pattes, ce qui était d’ailleurs souvent l’effet qu’Hannah faisait aux gens, glue en puissance pour ainsi dire. Elle attendit qu’il daigne bien fournir des réponses un peu plus intéressantes que « je m’en fous du chiffre que fait le bar tant que j’ai ma paye à la fin du mois. » L’attente ne fut pas très longue puisqu’il prit, à juste titre, le silence de la demoiselle comme une invitation à continuer. Donc il y avait très peu d’habitués ici, c’était l’endroit dans la ville qui faisait que les gens venaient ici plus que dans un autre bar, pas de prix attractifs, pas de fidélisation de la clientèle. Sans oublier le plus important, ils avaient donc des adolescents qui jouaient à boire le plus possible pour être cool, Hannah fit la moue, elle n’avait jamais été ce genre de filles à vouloir boire pour pouvoir s’amuser, oh elle savait que sa mère, plus une pote que sa mère à présent mais bon lui offrir des colliers de pattes pour la fête des mères était trop tentant pour que Blake ne le fasse pas, lui aurait certainement lancé un regard comme pour lui dire qu’Hannah ne savait pas s’amuser convenablement, ce qui était vrai.

Elle resta seule quelques instants, le laissant essuyer les tables dans son coin, de son côté elle sirotait sa boisson tout en se disant qu’elle fidéliserait la clientèle de son côté et qu’elle ferait des prix plus qu’attractif au début, histoire de faire sa place dans ce nouveau domaine. Pour ce qui était du lieu par contre, elle n’avait pas la moindre idée de où s’implanter, ça viendrait en temps et en heure, à moins qu’elle aligne les billets verts pour acheter un café qui marchait déjà mais c’était moins drôle et Hannah aimait le risque, enfin ça dépendait des domaines. Lorsqu’il revint prêt d’elle, elle le remercia pensive, pour ce qui était du premier sujet de conversation.

« Je vois, la solution serait donc de s’implanter dans une rue hyper vivante afin que tous les gens voient l’enseigne. Cela explique aussi les couleurs qui sont devant l’entrée de votre bar. Merci pour vos réponses, je vais voir ce que je peux faire. »

Pour ce qui est du deuxième sujet, un sourire tout ce qu’il y a de plus amusé apparut sur le visage de la demoiselle. Oh que oui elle détonnait dans le décor et ne passait pas inaperçu. Elle n’était jamais passé inaperçue nulle part, c’était un peu le but d’être remarquée soit dit en passant. En revanche pour ce qui était d’être abordé, que ce soit par les beaux ou les moches, elle ne s’inquiétait pas le moins du monde, un coup de brique sur la tête est si vite arrivé, non vraiment les personnes lourdes ne cherchant qu’à la mettre dans leur lit, comme un vulgaire trophée ça ne l’intéressait pas le moins du monde. D’ailleurs, elle n’avait jamais eu ce genre de relations d’un soir, elle mettait des barrières directement et ce depuis toujours.

« C’est vrai que ce n’est pas vraiment dans ce genre d’endroits qu’on me trouve habituellement mais si j’avais voulu me fondre dans la masse j’aurais réussi sans aucun problème, cela n’était pas mon intention. Merci de vous inquiéter pour moi mais les hommes ne m’inquiètent absolument pas et je n’aurais aucun problème pour éconduire ces derniers, surtout dans ce genre d’endroit. Je suis chef d’entreprise mais je m’ennuyais un peu ces derniers temps, du coup j’ai décidé de me lancer et de m’acheter un café pour me diversifier un peu. Sauf que je n’ai pas envie d’avoir de formations, surtout que les professeurs sont mignons mais ne sont pas sur le terrain, je préfère récupérer les informations à la source avec des personnes qui travaillent dans ce genre de domaine. Vous comprenez ? »


Sans aucun problème, sans aucun problème, ça voulait quand même dire enlever son chapeau pour sortir. Un rapide coup d'oeil vers le chapeau à côté d'elle et Hannah se dit que non, elle n'aurait peut être pas réussi. Oh et puis de toute façon elle s'en moquait d'être repéré, elle ne risquait rien du tout, elle ressemblait à une humaine lambda et c'était la seule chose qui comptait à ses yeux.


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MessageSujet: Re: Mais je caresse un si beau rêve [Stone]   Lun 28 Nov - 18:51



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James ne pu empêcher un petit  rire. Pas un rire moqueur, mais un rire franc. Quoi qu’on en dise, cette femme a du cran. Et elle semble savoir ce qu’elle veut.


« Chef d’entreprise ? Vous comptez travailler dans votre café ou vous vous contenterez de le gérer ? Comprenez bien que si vous voulez que votre affaire fonctionne, il faut que vous sachiez de quoi vous parlez et…Attendez je n’attends pas de réponse de suite, je n’ai pas fini. Ce que je veux dire c’est que visiblement vous ne côtoyez pas souvent ce genre d’endroit. Comment voudriez vous être crédible avec vos futurs clients si vous  n‘y connaissez rien. »


James passa quelques minutes à lui expliquer que beaucoup aimaient bien parler de bière au comptoir, certains demandent conseil. Et, comment comprendre leurs besoins si on  ne sait pas de quoi ils parlent ? Puis une idée germa dans la tête du serveur. Mickey ne va probablement pas pouvoir reprendre le service du soir de sitôt. Et James quant à lui n’étais pas très partant pour dormir tous les soir ici et encore moins pour sortir la nuit après le service. L’expérience dans un bar pourrait aider la jeune fille. Tout le monde y trouvait son compte, mais est-ce qu’elle serait prête à faire l’expérience ? Si elle est réellement chef d’entreprise, jamais elle n’acceptera de travailler pour un patron. Elle se pense trop forte, trop indépendante. James ne doutait pas qu’elle le soit effectivement, ou en tout cas il s’en fichait, mais il était persuadé que sa cliente se pensait forte et indépendante.


A cette pensée James eu une pointe de jalousie. Lui c’était l’inverse, il se sentait faible et brisé. Obligé de s’enchaîner à ce job pour survivre. Pas qu’il soit dans le besoin financièrement, il sait que ses parents pourraient toujours l’aider en cas de besoin. Mais il avait besoin d’un travail qui lui laisse peu de temps de réfléchir. Et mine de rien, les fumées, l’alcool et le bruit abrutissant de la foule ne lui laissaient pas souvent l’occasion de philosopher.


« Vous avez dit vouloir récupérer les informations à la source n’est-ce pas ? J’imagine que vous êtes trop fière et trop sûre de vous pour vouloir tenter l’expérience. Mais, si vous le souhaitez, vous pouvez travailler une semaine ici. Vous comprendrez mieux certaines choses. Bon, faut que je vois ça avec mon patron, on évitera également de lui dire les vrais raisons si vous le souhaitez. Normalement, de notre côté ça ne devrait pas poser de problème. Reste à voir si vous vous avez le temps et la motivation de faire un pas dans votre projet. »

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MessageSujet: Re: Mais je caresse un si beau rêve [Stone]   Lun 28 Nov - 19:58



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Le regard que Blake lança au jeune homme était peut-être légèrement inquiet, il pétait un boulon. Elle avait dû mal à saisir ce qu’il y avait de drôle à cela, peut être le fait qu’il ne la voyait pas spécialement cheffe d’entreprise, attitude purement machiste mais bon à quoi ça servait de relever ce genre de choses, elle l’était et se débrouillait bien mieux que les autres, il faut dire que l’expérience aidait beaucoup dans ce domaine. Au début, il est facile de se faire avoir, puis à force c’était elle qui arrivait à arnaquer les autres.
La question était fort intéressante, est ce qu’elle aurait la patience d’apprendre toutes les ficelles pour faire un bon café ou un bon chocolat. La solution de facilité c’était encore de secouer négativement la tête et de dire qu’elle surveillerait uniquement les comptes de l’entreprise. Mais en même temps ça pouvait être intéressant de savoir tenir quelque chose, au cas où l’argent n’aurait un jour plus aucune valeur -même si elle en doutait fortement- elle pourrait toujours se reconvertir dans le café. En revanche là où il se trompait fortement c’est que si, elle squattait les cafés, les bars peut être pas mais les cafés oh que oui, ne serait-ce que lors des réunions entre différents chef d’entreprise. D’ailleurs c’était souvent d’un ennui mortel et le fait de ne pas pouvoir attraper son portable pour jouer à un jeu lambda était encore plus agaçant mais là n’est pas la question. Elle protesta, ne serait-ce que pour la forme.

« Les cafés je les fréquente, c’est ce genre d’endroits que j’évite en réalité. Le problème avec les bar c’est que bien souvent les gens n’ont pas de maitrise d’eux et même si je sais que ça existe, je ne le vois pas habituellement. En fréquentant ce genre d’endroits je pourrais avoir de mauvaises surprises, des personnes que je connais dans des états déplorables, ça ne m’intéresse guère. Mais le café me tente bien »

Attentive aux propos du jeune homme, elle posa les coudes sur la table, le menton appuyé sur les mains et elle écoutait tout essayant de retenir un maximum de choses. Elle aurait peut-être dû prendre un calepin pour noter mais après ça faisait journaliste et ce n’était pas le but non plus, quoi qu’elle aurait certainement la classe en journaliste. Il faudrait qu’elle y songe sérieusement à ce métier aussi, rooh tout un tas de truc intéressant à faire, comme les humains faisaient-ils pour choisir une carrière, c’était barbant la routine mais bon ils mouraient vite, c’était cool aussi ça empêchait de s’ennuyer. Non ça ce n’est pas un truc à dire.
La sorcière cligna des yeux complètement hébétée par l’idée du jeune homme. Alors, là, ça dépassait l’entendement. Comment lui expliquer clairement, alors déjà oui sa fierté en prendrait un sacré coup si elle venait à travailler pour quelqu’un d’autres qu’elle-même, elle reconnaissait ouvertement qu’elle était très fière comme personne et très sûre d’elle, en même temps comment ne pas l’être quand elle réussissait tout ce qu’elle entreprenait, sauf le mariage. Ouai non le coup du mariage c’est peut-être pas le meilleur exemple au monde, évitons donc de continuer dans ce domaine. Mais alors le truc le plus délirant c’est qu’elle n’allait certainement pas perdre ses nuits à rester ici, à supporter les regards des hommes qui forcément son hyper macho quand ils ont bu -déjà que de base c’est pas ça- alors que la journée elle devait aussi gérer son entreprise. Sans parler du fait que le premier qui tenterait le moindre geste serait assommé à coup de pichet à bière, pas sûr que le patron adore la déco d’Hannah consistant en des corps inanimés un peu partout. La raison la plus importante c’était qu’il y avait Victoria en réalité, elle ne pouvait pas passer toutes ses soirées ici alors qu’elle avait la Whitelaw à gérer, ou plutôt qu’elle devait s’occuper d’elle.

« Je pense que je suis beaucoup trop fière en effet pour accepter d’avoir un patron qui regarde ce que je fais et comment je le fais. Je possède une entreprise, quel serait mon intérêt de me donner à fond pour une autre entreprise et de leur faire gagner de l’argent sans avoir à bouger le petit doigt. J’en suis incapable et même sans ça, imaginez que je crois un jour un de mes employés ici, ma réputation en prendrait tout de même un sacré coup et je n’ai pas envie de servir quelqu’un que je paie. »

Encore heureux cependant que ça ne pose pas de problèmes au patron si elle venait travailler ici. Blake pencha la tête indécise cependant sur comment s’en tirer pour son café. Clairement, qu’il la juge comme quelqu’un de très sûr d’elle, ça ne posait aucun problème à Hannah et elle s’en moquait éperdument. En revanche, elle pouvait toujours essayer d’en savoir un maximum sur lui quitte à lui proposer un travail par la suite, après tout il allait bien falloir qu’elle trouve des employés pour son café, pas beaucoup mais quand même, ne serait-ce que pour être libre quand sa lubie serait passée et qu'elle voudrait se lancer dans une entreprise tout aussi loufoque.




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MessageSujet: Re: Mais je caresse un si beau rêve [Stone]   Lun 28 Nov - 22:31



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Avant de répondre James débarrassa quelques tables. Il jeta un œil sur la scène où allait se dérouler le Karaoké dans la semaine. Il caressait nerveusement la boîte de comprimé que le Docteur Cowen lui avait donné. Ils avaient ensemble conclu que étrangement, James pouvait voir le monde obscur seulement quand il était défoncé, ou en tout cas partiellement défoncé. Les Psychotropes n’étaient pas seulement un moyen rapide d’accéder au monde obscur, c’était surtout un moyen de s’évader rapidement et facilement. Bien sûr, ils ne sont à utiliser qu’en cas d’urgence, mais c’est si tentant. Ouvrir la boîte, prendre le cacheton, l’avaler sec. James reprit ses esprits et retourna au comptoir avec son plateau pour faire la vaisselle et s’occuper d’autres clients qui voulaient commander.


« Votre réputation ? Je dirais que vous seriez quelqu’un d’assez proche de ses employés. Par contre, excusez ma méprise. Un café ne veut pas forcément dire un bar vous avez raison. Mais dans ce cas je ne comprends pas pourquoi vous êtes venue ici pour demander conseil. Après, vous pouvez toujours demander conseil à mon patron, vu que c’est lui qui gère. Et vous n’avez pas à vous soucier d’une connerie du genre “Nan mais j’vais pas lui demander comment lui faire concurrence, gnagnagna,” au final, ce que vous voulez faire est différent, et puis je ne pense pas que vous feriez votre salon de thé juste à côté, donc je doute qu’on puisse réellement parler de concurrence. Mais je comprends votre éventuelle réticence.   »


James se dit peut être qu’au bout d’un moment, la jeune femme en avait peut-être juste marre de discuter avec lui, et qu’il ne devrait peut-être pas relancer le sujet. Cette femme le troublait. Il n’avait pas l’habitude d’avoir affaire à des têtes pensantes depuis qu’il travaillait pour le Quake.


« Enfin, je ne devrais pas insister. J’imagine que vous savez ce que vous faites, donc vous n’avez pas de raisons de vous planter. Par contre, vous me semblez jeune, je dirais que vous avez à peu près mon âge, ne vous inquiétez pas, j’aurais la décence de ne pas demander le vôtre. Ce que je voulais vous demander, c’est quelle genre d’entreprise  que vous dirigez actuellement ? Je ne veux pas vous embêter, mais vous êtes là au comptoir et j’ai une salle assez calme. Et vous m’avez l’air de quelqu’un qui a des choses intéressantes à raconter. Ça change des histoires de saoulard que j’ai l’habitude d’entendre… »


Tout en se servant un verre d’eau, James se dit que lui aussi il avait des choses intéressantes à raconter. Mais qui serait prêt à le croire ? Ce que la jeune femme pouvait lui raconter ne l’intéressait pas réellement. Demain il aura rencontré d’autres personnes et il sera passé à autre choses, mais c’était histoire de faire la conversation, de focaliser ses pensées sur autre chose que la scène, les psychotropes ou les vampires. La soirée Karaoké qui approchait le terrifiait et l'excitait à la fois. Tôt ou tard il lui faudra affronter son passé, mais il espère toujours le plus tard possible, mais il avait néanmoins envie que la soirée se déroule pour peut-être monter sur scène, revivre un seul instant, le temps du bonheur…





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MessageSujet: Re: Mais je caresse un si beau rêve [Stone]   Mar 29 Nov - 21:23



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Jamais tranquille dans ce bas-monde, le serveur s’éloignait à peine pour justifier un peu sa paye en débarrassant les tables abandonnées par les clients, que d’autres venaient se présenter au comptoir. Blake les soupçonnait par ailleurs de faire la tournée des bars du coin au vu de leurs yeux vitreux, ne souhaitant absolument pas communiquer avec eux, elle contempla sa paille et les feuilles de menthe qui restaient dans le verre, vestige d’une boisson appréciée visiblement. Aucun doute possible, elle serait bien incapable de travailler dans ce genre d’endroits, il fallait une patience incroyable pour ne pas les envoyer bouler mais ce jeune homme avait l’air de s’en sortir à la perfection puisqu’il s’occupa d’eux de la même façon qu’il avait géré la commande d’Hannah, peut être sans leur refiler d’office une boisson sans alcool entre les mains, ce qui aurait été quand même bien plus logique pour eux que pour Hannah mais là n’était visiblement pas la question.
Il se tourna vers elle par la suite pour lui répondre, tout en s’affairant à côté pour finir à l’heure, certainement. Blake fit la moue, non pas le genre de la maison d’être la patronne bonne copine avec ses employés, déjà qu’elle faisait jeune, si en plus elle copinait, elle n’aurait plus aucune autorité sur eux et ça n’était pas le but. Là où il se méprenait fortement c’était sur le fait qu’elle ne veuille pas parler au patron, avançant des arguments qu’elle ne voulait pas s’adresser à lui pour des raisons de concurrences, elle secoua la tête négativement, se retenant même de lui rétorquer qu’elle était assez grande pour dire les choses qu’elle pensait toute seule.

« Pour ce qui est de ma réputation, je ne souhaite pas cette relation avec mes employés. Quant au fait de ne pas vouloir parler avec le patron, ça n’a strictement rien à voir avec de la concurrence. Les patrons sont là pour faire tourner l’affaire et n’ont pas forcément toutes les clés en mains pour se rendre compte de ce qui fonctionne ou non. Oui c’est vrai, j’aurais eu des réponses de la part de votre patron mais son avis à lui m’indiffère royalement, je veux l’avis des gens qui travaillent sur le terrain. »

Après, si Blake avait choisi un bar c’était bien que ça n’avait aucun rapport avec le café, les employés d’un café auraient pu se montrer réticents à l’idée de communiquer des choses. Ils pouvaient toujours être effrayés à l’idée que le café de l’adversaire marche mieux que le leur et risquer le chômage. Les Humains étant incroyablement égoïste, pas question de leur faire confiance sur ce point, lui n’avait rien à perdre, bon rien à y gagner non plus mais à la limite ses propos avaient l’air cohérents.
Des raisons de se planter en revanche, elle en avait pas mal, il ne faut pas non plus exagérer, il y avait toujours un risque à se lancer dans quelque chose qu’elle ignorait, oui ça payait assez souvent mais bon il valait mieux garder les pieds sur terre et se dire qu’un échec est toujours envisageable. L’autre sujet de conversation était beaucoup plus amusant pour le coup, ah le sujet de l’âge. Il était dans le vrai, physiquement elle devait avoir grosso modo le même âge que lui, personne n’allait chipoter là-dessus. Mieux valait il en effet qu’il ne pose pas ce genre de question, c’est compliqué de répondre sérieusement 216 ans, ouai non déjà quand elle avait dit à Lloyd, 112 ans, il avait pas vraiment eu l’air de la croire. Par la suite il avait quand même trouvé le moyen de sortir qu’elle ne les faisait pas du tout, oh sans blague, merci Lloyd.
Elle lui fit un sourire un sincère en l’entendant dire qu’elle avait sûrement des choses intéressantes à raconter. En tout cas des anecdotes elle en avait plein, elle devait aussi connaître tellement plus de choses que tous les gens qui venaient ici, bon sauf si parmi la clientèle du bar se trouvait d’autres sorciers, après tout New York était remplie de créatures obscures et il n’était pas difficile d’en croiser.

« Je dirige une société de construction d’avions qui sont revendus un peu partout dans le monde. Pour ce qui est de l’âge et du fait que je dirige ce genre de boîte, disons que c’est un peu de chance, connaître les bonnes personnes m’a aidé à gravir les échelons assez rapidement » Mon cul ouai, elle n’avait pas vraiment eu besoin de les gravir vu que c’était sa boîte à la base mais il n’avait pas besoin de connaître ce genre de détails. « Dîtes moi aussi des choses sur vous, il n’y a pas de raisons que je sois la seule à fournir des réponses, à votre tour un peu. Comment vous vous êtes retrouvé à travailler dans un bar, rêve d’ado ? »

Cette soirée allait peut être durer plus longtemps qu’elle ne le pensait, ce qui n’était pas forcément une mauvaise chose, ça permettait de penser à autre chose qu’à Whitelaw. Même si cette fille était très présente dans l’esprit de la demoiselle Blake, ce qui l’emmerdait au plus haut point, mais elle ne choisissait pas réellement de penser à Victoria, c’était comme ça, un point c’est tout.


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MessageSujet: Re: Mais je caresse un si beau rêve [Stone]   Mar 29 Nov - 22:23



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Le serveur ne répondit pas. Il ne s’attendait pas à se prendre le retour du bâton de sa question. En général les gens au comptoir aiment parler d’eux, et ne posent pas de questions. Enfin à part certaines filles après avoir un peu bu qui lui demandent s’il avait déjà une chérie, mais c’est différent. Il n’avait pas envie de parler du Tennessee, de la scène, ou de Lucy, mais d’un autre correct ce ne serait pas correct de sa place de mentir ou de refuser de répondre alors que la jeune femme s’était simplement contenté de lui poser la question que lui même avait posé.


« J’avais besoin de changer de vie … » se contenta de répondre James. Encore une fois, il comprit après un long silence que sa réponse n’était pas suffisante. Quelque chose chez cette femme l’intimidait. Elle n’avait pas besoin de faire quoi que ce soit pour qu’il comprenne qu’elle ne se contenterait pas de cette simple réponse.


« Avant, je travaillais avec ma fiancée, dans le Tennessee. Tout allait bien, nous avions notre petit succès, entre nous le courant passait très bien. Puis du jour au lendemain, sans raisons apparente, elle m’a quitté. » Puis maintenant c’est un vampire qui cherche à m’aspirer le sang jusqu’à ce que je sois un fruit desséché. « Y’a toujours une raison vous me direz. Toujours est-t’il qu’après ça j’ai voulu changé de vie. Je suis venu ici et j’ai cherché quelque chose qui me changerait les idées. J’aurais au moins appris qu’il ne faut pas être en couple avec quelqu’un avec qui vous travaillez. » Il a surtout appris que c’était mieux d’être seul « Enfin, j’imagine que vous l’aviez déjà compris. Je pense ne pas me tromper en affirmant que vous n’avez personne dans votre vie. Ce n’est pas un reproche, au contraire  je pense même que c’est mieux comme ça »


James se tût. Il se servit une pinte et en bu une grosse gorgée en grimaçant. Bon dieu que ce goût est immonde, mais ça fait du bien. Quand sera t’il assez fort pour affronter ses démons ? Pas ce soir en tout cas.






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MessageSujet: Re: Mais je caresse un si beau rêve [Stone]   Jeu 1 Déc - 0:34



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Super, elle était tombée sur la personne la plus loquace au monde. En même temps forcer les gens à parler, ça n’était pas la chose qu’elle aimait le plus au monde. Sans oublier le fait qu’elle avait subi sans arrêt les questions de Lloyd et ça l’agaçait au plus haut point. Est-ce qu’il était autant agacé par les demi-réponses d’Hannah que cette dernière l’était pas les non réponses de son camarade. Mais après tout, chacun son jardin secret, elle n’avait pas du tout envie d’étaler sa vie privée à un inconnu, si certains trouvait ce genre de thérapie de parler à un inconnu bénéfique, Blake n’était pas du tout dans cette optique-là. Surtout que devoir avouer à quelqu’un que son premier amour datait de plus de cent cinquante ans, c’est chaud de ne pas passer pour une folle à lier. En tout cas, l’idée de finir dans un asile ne l’emballait guère, raison de plus pour ne parler à personne de Lloyd ou de John… surtout de John.
Son silence fut interprété comme une invitation à continuer son histoire, c’est pourquoi le jeune homme reprit la parole, s’exprimant un peu plus. Oh les problèmes de couple, elle en connaissait un rayon, elle aurait pu déblatérer des siens pendant des heures et des heures mais ça n’aiderait pas le jeune homme à se sentir mieux. En même temps, est ce qu’il y avait quelque chose dans ce monde qui aidait à se sentir mieux après une rupture amoureuse dont on avait pas spécialement envie et dont les raisons nous échappaient, Hannah en doutait sincèrement mais ce n’était peut-être pas le meilleur exemple non plus. Avec une certaine ironie, elle fit remarquer.

« Sortir avec des inconnus ne me paraît pas non plus une solution adaptée. Peu importe que cette histoire n’ait pas durée en réalité. Que les souvenirs soient bons ou mauvais, l’important c’est qu’ils existent et que vous puissiez vous les remémorer quand vous le souhaitez. »


Oui ça permettait de ne pas refaire deux fois les mêmes erreurs, de ne pas être aveuglé par ce sentiment qu’est l’amour, bien sûr que la rancœur devait être présente en cet homme mais au moins, il avait aimé et lui c’était donné à fond pour que ça marche, difficile de contrôler les autres tant dans leur façon d’agir que de penser.
Blake haussa les sourcils en l’entendant parler d’elle et de ses relations amoureuses. Au départ l’envie fut plus de lui dire que ça ne le concernait pas plutôt que de se lancer dans ce genre de débat. Tout d’abord parce que tout ce qui concernait l’amour laissait un goût amer dans la bouche d’Hannah. Enfin, elle savait qu’il existait des relations saines mais c’est fou la douleur prenait le dessus sur les bons côtés des relations. Sans oublier le fait que pour elle ça n’avait duré que peu de temps et qu’elle n’en était pas amoureuse à la folie. Elle caressa du bout des doigts la chaine qu’elle portait autour du coup, sans pour autant aller jusqu’à toucher l’anneau. Elle plongea son regard dans celui de l’humain en face d’elle avant de reconnaître à haute voix.

« Ce n’est pas parce que vous avez été malheureux une fois en amour que vous le serez toujours. Quant au fait que je sois célibataire, je le reconnais mais ce n’est pas uniquement par choix plutôt que j’attends de tomber amoureuse mais que pour le moment ce n’est pas le cas. Je ne suis pas pressée, j’ai toute la vie devant moi. »

En l’observant prendre de l’alcool afin de boire, Hannah se souvint qu’il n’était qu’un humain et qu’il était certainement plus jeune qu’Hannah lors de sa seule déception amoureuse. Peut-être que lui n’avait pas de parents pour l’épauler lorsqu’il avait eu cette rupture avec cette demoiselle. Boire pour oublier après s’être exilé à l’autre bout du pays, ce n’était pas un peu exagéré ? Elle ne fit pas le moindre geste pour l’en empêcher, chacun ses vices après tout.

« Vous vous êtes donc installé ici pour tout recommencer à zéro mais ça ne fonctionne pas bien ? Peut-être que vous devriez essayer de la revoir pour comprendre tant que vous en avez l’occasion. »



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MessageSujet: Re: Mais je caresse un si beau rêve [Stone]   Jeu 1 Déc - 2:57



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Stone serra les poings en détournant le regard. Il y a peu, Lucy était tout pour lui. Ils avaient des projets. Ils avançaient avec un regard optimiste. Il lui avait confié son coeur qu’elle avait fini par transpercer  de lances glacées. James n’oubliera pas de sitôt la manière dont elle l’avait jeté, après tout ce qu’ils avaient vécu ensemble, et tout ce qu’ils avaient prévu de vivre.


« La question n’est pas de pouvoir se les remémorer quand je le souhaite. Mais plutôt qu’ils ne surgissent pas quand je ne le souhaite pas »


Des souvenirs, il en avait. Même s’il le voulait il ne pourrait les oublier. Mais il ne voulait pas être condamné à être nostalgique chaque fois qu’il voit une scène. Ce n’était pas seulement Lucy qu’il avait perdu. C’était la scène, la musique, le chant. Pourrait-t’il remonter sur scène sans elle ? Il n’était encore jamais monté seul. Oh bien sûr ils avaient déjà fait des soirées Karaoké ensemble et ils ne chantaient pas forcément des duos. Mais depuis qu’il était installé sur New-York, il n’a jamais chanté devant un public. C’est d’ailleurs pour ça qu’il redoutait la soirée Karaoké qui n’allait pas tarder. Chanter, ou ne pas chanter ?


Il n’était pas forcément  condamné à être malheureux en amour. Peut-être, mais il ne souhaitait pas tenter l’expérience. Lucy n’était pas une garce. C’était une fille loyale et honnête. Pas du genre à profiter ou à jouer avec les sentiments. Pourtant, au moment de le quitter elle s’était montrée froide et cruelle. Elle était allée jusqu’à lui dire qu’elle ne sait pas pourquoi elle était tombée amoureuse de lui, qu’il n’était pas assez bien pour elle et qu’elle perdait son temps avec lui.
Il avait tellement pleuré les jours qui ont suivi qu’il était allé jusqu’à se demander s’il n’allait pas en mourir de déshydratation. Non, il ne voulait pas prendre le risque de revivre ça. Même si ça voulait dire prendre le risque de plus jamais être vraiment heureux.


« Toute la vie, c’est pas grand chose, même si vous êtes jeune. Mais vous avez raison de ne pas être pressée. Plus longtemps vous attendrez, plus vous aurez de chance de vous aimer jusqu’à ce que la mort vous sépare. »


Dans le cas de Lucy, elle est même allée jusqu’à affronter la mort pour le hanter. Bien sûr il n’était pas responsable de sa mort ou de sa transformation, enfin peut-être que si par effet papillon, mais si tel est le cas, le serveur l’ignorait totalement.


Essayer de la revoir ? La bonne blague. Lucy ne demande que ça. Une bonne occasion pour elle de se délecter de son sang. « Monsieur le serveur ? Une tournée de O négatif, avec une paille s’il vous plaît ». Mais même sans cette histoire de vampire, ce n’était pas envisageable. James aurait compris seul que les seules expérience amoureuse que la jeune femme a eu, c’est en regardant les Frères Scott ou regardant la trilogie de Bridget Jones au cinéma. C’est une trilogie ? James en était plus très sûr, il savait qu’il y avait un film qui venait de sortir, mais était-ce le deuxième ou le troisième ?


« Qui a dit que ça ne fonctionnait pas bien ? Bon, ce soir je ne suis pas en grande forme car je dois remplacer un collègue qui a eu un contretemps donc mon service est un peu plus long que ce que j’avais initialement prévu, mais en temps normal tout se passe à merveille » Tu parles, depuis qu’il connait l’existence des vampires, il ne sort plus la nuit, et dort très peu. Et même avant ça, il n’avait pas un rythme de vie des plus sains. Mais oui, tout va à merveille effectivement. « Le prenez pas mal, mais venant de quelqu’un qui, je cite « attend de tomber amoureuse mais pour le moment ce n’est pas le cas » je ne pense pas que de quelconques conseils sur l’amour soient à prendre en compte. De toutes façons, même si votre conseil était bon, c’est quelque chose qu’il ne serait pas possible de faire. »


S’imaginer face à Lucy terrorisa le serveur. Sur toutes les simulations de rencontre qu’il avait faite dans sa tête, il mourrait plus ou moins lentement. Sa gourmette et son collier en argent n’y changeaient rien. Si elle utilisait sa force et sa vitesse de vampire, il n’aurait aucune chance d’exploiter les point faibles du monstre. Son unique chance était qu’elle veuille prendre son temps. Il faudrait pour cela qu’il soit déjà suffisamment défoncé pour pouvoir résister à l’el incauto ou en tout cas d’en réduire les effets. Que pendant qu’elle s’amusait, il parvenait à l’asperger avec sa flasque de cognac et allumer son briquet pour l’immoler. Ses chances de réussites seraient encore très faibles, mais ça restait le cas de figure où il avait le plus de chances de s’en sortir.


« Non… La revoir n’est vraiment pas une solution… » Mais il ne pouvait pas expliquer ses raisons à la jeune femme, elle le prendrait pour un fou.


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MessageSujet: Re: Mais je caresse un si beau rêve [Stone]   Ven 2 Déc - 18:19



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Hé coco, le principe d’avoir été amoureux c’était bien d’avoir des souvenirs durant toute la vie et puis l’homme est ce qu’il est, s’il a la capacité de se souvenir c’est bien au départ pour ne pas réitérer les mêmes erreurs -bon entre autres choses- mais il ne pouvait pas espérer que son esprit fasse une croix sur ces souvenirs. Sans souvenir, la vie devait être d’un ennui, il valait peut être mieux en finir d’ailleurs mais bon visiblement il voulait rester dans son délire des souvenirs qui ne devaient pas surgir quand ceux-ci le souhaitaient. Ce qui ne devait pas être le cas son inconscient les faisait surgir, donc il en avait besoin malgré tout pour des raisons qui lui étaient certes inconnus mais elles existaient.
Elle abandonna donc l’idée de communiquer avec lui à ce sujet, de toute façon ça ne la concernait pas et il mourait bien assez tôt pour que son histoire d’amour gâchée par on ne sait qui on ne sait quoi -et on s’en moque- ne soit plus qu’un vague souvenir dont personne ne parlerait plus jamais, l’avantage de la mort, pour une fois qu’il y en avait un.

Là où c’était légèrement plus problématique c’était quand il parlait d’elle, si pour lui toute la vie pouvait être relativement cours, enfin comparé aux années déjà bien écoulées de Blake, pour elle ça pouvait durer extrêmement longtemps, encore faudrait-il qu’il y ait une fin à son histoire mais ça bizarrement ça ne l’emballait pas spécialement. Si le rêve pour les mortels c’est de mourir de sa belle mort, entendons-nous sans douleur, à un âge avancé, dans son lit si possible, Blake savait très bien que sa mort serait forcément à l’opposé de ça, brutale et à coup sûr très douloureux, même si le coup de l’âge avancé serait forcément réaliste, à échelle humaine, cela s’entend. Sans oublier l’histoire de la mort de l’être aimé, forcément que ça l’effrayait cela, à l’époque où elle avait vraiment aimé John, elle était jeune du même âge que lui-même donc la question ne se posait pas vraiment, elle ne se rendait pas vraiment compte, ne l’ayant jamais vécu, que les années passent et que les gens vieillissent, puis meurent. Déjà à l’époque de Lloyd, elle avait évolué, muri forcément et vieillit un peu quand même et elle savait que viendrait un jour où son mari serait mort de vieillesse. Bien sûr qu’elle avait eu peur et que l’idée d’être en plein possession de ses moyens et de son esprit par rapport à lui l’effrayait sans qu’elle ne sache comment elle allait gérer ça. Pour le coup ses questions étaient restées sans réponse et ce n’était pas plus mal, mais ça n’allégeait pas le poids immense qu’un jour elle tomberait forcément amoureuse et qu’elle devrait gérer ça du mieux qu’elle pouvait. Afin de ne pas s’éterniser dans ce domaine qu’elle ne maitrisait pas à la perfection et qu’avec lâcheté, elle préférait éviter, elle répondit simplement.

« C’est une façon de voir les choses. »

Quel drôle de façon de faire que de prétendre que ça allait bien. Elle ne l’avait pas non plus deviné toute seule que ce n’était pas vraiment la joie de vivre qui habitait cet être. Pourquoi il se voilait la face de cette façon, c’était complètement crétin mais bon chacun sa façon de gérer, s’il arrivait à se croire quand il disait ça, c’était peut-être une bonne méthode, même si ça avait l’air complètement moisi vu de l’extérieur. Mais alors l’excuse de ce soir c’est différent, qui n’avait jamais utilisé cette excuse, sauf que lorsque ce soir arrive tous les soirs, ce n’est pas différent, c’est une habitude. En fait, il était en train de la prendre pour une débile, non parce qu’à moins d’avoir une vie vraiment trépidante en dehors du boulot, qui buvait parce que le service était trop long. Puis même, des horaires de nuit, payé double, où était vraiment le problème, surtout s’il remplaçait un collègue par ici le pactole avec les heures supp… Bon d’accord, pas tout le monde ne tient à son argent autant qu’Hannah tient au sien mais tout de même, ça ne pouvait pas être si négatif que ça de faire quelques heures supplémentaires. Surtout pour le monde qui y avait, c’était plutôt cool ce soir, franchement ses excuses bidons ne servaient à rien. Avec une pointe de sarcasme, parce que c’est vrai que c’est trop tentant pour se retenir, Blake répondit le regardant droit dans les yeux.

« On ne peut pas dire que ça crève les yeux alors. »

Certes ça ne servait à rien de le dire si lui-même se leurrait de la sorte mais avec un peu de chance ça pouvait lui être utile et il apprendrait au moins à mentir, ça pouvait toujours lui servir dans l’avenir, si l’alcool ne le tuait pas avant, bien entendu.
Paraître jeune, ne pas montrer qu’on en connait énormément sur le sujet et que, si ses conseils n’étaient pas balancés par un de ces psychologue à la con qui pense tout savoir sans rien avoir vécu. Hannah avait un peu de mal avec l’exercice au départ mais à force de faire des boulettes par ci par là, elle s’était améliorée et arrivait à garder son self-control même lorsque l’on sous entendait qu’elle n’avait rien à dire puisque novice dans ce domaine. Elle leva les yeux vers le plafond avant de dire d’une voix calme et posée, non atteint par la pique qui lui était destinée.

« Je n’ai rien à y gagner de vous aider, ni argent, ni gloire personnelle, vous n’êtes donc pas obligé de m’écouter si vous pensez avoir une meilleure solution. Si elle est en vie en revanche, je ne vois pas en quoi c’est impossible de la revoir à moins que vous soyez encore amoureux d’elle et que ses propos fassent écho en vous mais moi je le ferais à votre place. Si j’avais l’occasion de connaître les raisons réelles de la personne qui m’a quittée et a brisé ce que je suis, je le ferais parce que oui j’ai toute ma vie devant moi et que passer sa vie avec des regrets ça ne m’emballe pas spécialement. »

Bon elle essayait de l’aider, peut-être qu’elle allait demander de l’argent, peut être aussi qu’elle se lancerait dans un métier de fille aidant les couples à se former, ou à se séparer à tout jamais, pour sûr qu’elle devait être très douée dans ce domaine… bon peut être pas mais c’est beau de rêver. Oh et puis s’il avait trop peur de la voir, elle avait une solution, elle marmonna, excédée par la personne oh combien fermée dans son idée de rester malheureux à cuver son vin tout seul dans son coin.

« Si vous n’avez pas la force de la voir, il existe un truc génial depuis quelques années, ça s’appelle un téléphone. En plus il y a une touche rouge qui sert à raccrocher quand la conversation ne nous plait pas, vous devriez essayer un de ces quatre. »


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MessageSujet: Re: Mais je caresse un si beau rêve [Stone]   Sam 3 Déc - 20:38



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De temps à autres pendant la discussion, James s’absentait du comptoir pour débarrasser des tables ou s’occuper d’autres clients. Il ne fallait pas non plus qu’il délaisse son travail. Mais à chaque fois il revenait et la discussion reprenait son cours, comme si de rien n’était.


Il se doutait bien que la jeune femme ne goberait pas aussi facilement mais il s’en moquait. Il ne pouvait pas expliquer ses véritables raisons. Elle le prendrait pour un fou. De toutes façons, de quoi elle se mêlait cette là ? C’est bien un truc de filles de vouloir s’occuper des sentiments des autres. Ça regarde deux saisons de série à l’eau de rose et ça se prend pour une experte des relations amoureuses. James serait curieux de voir comment elle réagirait. Cela dit, plus il la sondait, et plus il se dit qu’elle réagirait comme elle le prétendait. La jeune fille lui semblait si… Insensible, si sérieuse. On aurait dit un bloc de glace. Comme quoi, il ne faut pas se fier aux apparences, une fille aux allures un peu extravagante, voire bouffonne, pouvait être l’une des personnes les plus sérieuses qu’il vous ai donné de connaître. James n’appréciait pas les gens trop sérieux. Lui qui aimait bien plaisanter, l’esquisse d’un sourire est déjà une belle récompense et  visiblement l’humour ne serait pas au programme ce soir. Oh, il a bien remarqué des sourires sur le visage de sa cliente, mais rien qui ne faisaient écho à quelque chose d’amusant qu’il aurait dit. Peut être étaient-ce des sourires polis ou simplement elle pensait à autre chose. Dans tous les cas, le serveur avait du mal à imaginer cette jeune femme rire.


« Peu importe si j’ai raison de vouloir la revoir ou non. Le passé est derrière, et il doit surement y avoir un proverbe qui dit « Il n’y a nulle blessure que le temps ne puisse guérir ». Tout comme vous avez toute votre vie pour être amoureuse, j’ai toute la mienne pour ne plus l’être »


James estima que la jeune fille n'insisterai pas après ça. Il ne se sentait plus amoureux de Lucy. Il ne pouvait plus envisager de reconstruire une relation avec elle, quelque chose s’est brisé pour toujours. Tous ces moments passés avec elle lui manquait. Les voyages, les anecdotes de leurs débuts sur scène, sans compter les moments plus intimes. Il était un peu nostalgique en y repensant. Dans tous les cas, faire croire qu’il était toujours amoureux devrait pouvoir régler le problème, d’autant plus qu’il trouvait bien joué de sa part de renvoyer ses propres mots à la jeune fille. «Bien joué», il était vraiment têtu à ce point ? Il aurait pu simplement se contenter d’un simple « Oui vous avez probablement raison » et clore le sujet. Mais non, il fallait qu’il ait le dernier mot. Pas étonnant que Lucy l’ai quitté, avec un comportement aussi puéril.


« Vous comptez repasser au Quake ? Ou vous aurez eu assez d’informations ce soir ? Nous avons une soirée Karaoké dans deux jours. Je me doute bien que vous ne compterez pas monter sur scène de peur de vous ridiculiser, c’est le cas d’un grand nombre de gens, mais vous pourriez surement passer un bon moment. »


Mais qu’est ce qu’il lui prenait ? Il venait quasiment de s’engager à venir ce soir là. C’est vrai que cette jeune fille semblait spéciale. Elle avait l’air plutôt gentille, malgré son côté prétentieux et son sérieux. Mais de là à prendre des risques en sortant le soir, c’était peut-être exagéré. James caressait frénétiquement sa gourmette en argent, comme si sa faible contenance en argent suffirait à le protéger. D’un autre côté, James, étant quelqu’un curieux de nature, avait l’impression que la jeune femme avait surement des choses intéressantes à raconter, mais que la soirée ne serait pas éternelle. En plus de ça, ça lui faisait du bien de parler de choses sérieuses avec quelqu’un d’autre que le Dr. Cowen, d’autant plus que leurs actuels rendez vous sont plus portés sur les Vampires ou les Loup Garous.




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MessageSujet: Re: Mais je caresse un si beau rêve [Stone]   Ven 9 Déc - 0:45



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D’accord, il n’écoutait absolument rien de ce qu’elle lui disait. Voilà aussi, à force de prendre des verres avec de l’alcool, on n’écoute pas les autres. Peut-être que si elle lui versait le reste de son verre, soit les trois petits glaçons qui s’éclataient à se changer en eau, ça le connecterait avec la réalité pendant une dizaine de secondes. Bon en même temps, si la solution était radicale et qu’elle plaisait énormément à Hannah, il faut bien reconnaître que ce n’était pas recommandé pour se faire bien voir. En même temps, quand elle y réfléchissait, elle n’avait pas spécialement envie de se faire bien voir. Après un long moment d’hésitation, elle roula des yeux, excédée quand son idiote de conscience, très pénible cette dernière, lui fit remarquer que ça ne se faisait pas dans tous les cas et qu’elle n’avait pas été éduqué ainsi. Et puis de toute façon, ce n’est pas comme si elle pouvait une quelconque emprise sur les pensées de son camarade… bon si à la limite il suffirait d’utiliser de la sorcellerie pour avoir de l’emprise mais vu que c’était quelque chose que Blake n’avait jamais expérimenté, pas le temps les gens, ça allait foirer et comme Blake n’était pas une adepte des choses qui ratent, elle ne se risquerait pas.
Il était quand même contradictoire entre ses actions qui prouvaient tellement qu’il était loin d’être guéri de cette histoire d’amour, mais en même temps il voulait faire croire que tout allait bien et que le passé, c’est le passé. Ah bah oui, il essayait de convaincre qui à part lui-même avec ce genre de phrases et ce genre de proverbes. Pour ce qui était de Blake, elle était de l’avis totalement contraire, non si on aimait sincèrement une personne rien n’effacerait la douleur de sa perte. En attendant, si le proverbe était vrai, qu’est-ce que c’était long pour elle.

« Vous ne risquez pas grand-chose à lui parler ? Au pire qu’est-ce qu’elle pourrait faire, vous taper ? Il suffit de bloquer ses poignets. »

Ou alors lui fracasser le crâne à coup de tuile mais bon pas tout le monde n’est adepte des tuiles donc il vaudrait mieux éviter de le dire à haute voix, sinon elle allait passer pour une psychopathe ou un tueur en série, ce qui n’était pas vraiment le cas. Avec une inspiration très longue parce que bon sang parler avec des bébés c’est parfois compliqué, elle finit par abandonner le sujet. Après tout s’il n’avait pas de copine et pas d’enfant, c’était peut-être pas non plus une mauvaise chose, sélection naturelle.

« Ne vous méprenez pas sur ce que j’ai dit précédemment, je sais ce que c’est d’être amoureuse, je l’ai vécu, aussi, dans une autre vie, je dirais. Et, c’est fou mais, je n’ai pas spécialement envie de réitérer les erreurs du passé, je préfère attendre le bon même si ça prend vingt, quarante, cent ans, je suis pas pressée. »

Ah les avantages de l’immortalité, ça pouvait mettre longtemps, qu’est ce qu’elle en avait bien à faire puisqu’elle avait tout son temps. Oh et puis si la solitude lui pesait trop, il y a quelqu’un qui serait ravie de voir la frimousse de Blake dans sa demeure… bon beaucoup moins ravie si Blake ramenait sa garde-robe mais ça c’est un léger détail et puis Blake maitrisait à la perfection les yeux de petite malheureuse quand il s’agissait de faire craquer sa sorcière préférée.
Les yeux de la demoiselle s’écarquillèrent de surprise devant la proposition que lui faisait le jeune homme ? Venir à un karaoké ? Sans parler du fait qu’effectivement elle n’était pas vraiment du genre à prendre le micro et à chanter, en public ou seule d’ailleurs, pas le genre de la maison. Les techniques du brave petit barmaid pour la faire céder en la provoquant sur le fait qu’elle aurait peur d’être ridicule ne prenait pas réellement. Elle avait passé l’âge de prendre la mouche à chaque critique et qu’il la prenne pour une trouillarde ne l’embêtait pas le moins du monde. Elle savait ce qu’elle valait et avait prouvé plus que de raison qu’elle était loin d’être une couarde, son passé parlant pour elle. Elle lui adressa quelques mots avec une légère ironie, au début du moins.

« En effet, je vais éviter de faire fuir les clients en prenant le micro durant cette soirée, en plus j’aurais tendance à plus vouloir le rendre, il vaudrait mieux se passer de mon incroyable talent qui est pour ainsi dire inexistant. Vous monterez sur scène ce soir-là ? Après tout, si moi j’ai peur de me ridiculiser ce n’est peut-être pas le cas de tout le monde ici. »

Et dire que si Elizabeth était à New York, elle la traînerait avec elle dans ce genre de soirée et qu’elle chanterait à coup sûr avec elle. Pour le coup avoir les deux Blake séparé par un  océan de distance empêchait Hannah de se faire avoir à tout bout de champ. Encore que, n’était elle pas en train d’accepter d’aller à un karaoké dans un endroit où elle n’avait pas la moindre habitude. Peut être qu’elle devrait inviter Elizabeth Blake à venir ici pour le karaoké, ça lui donnerait une véritable excuse pour venir ici… En même temps, elle n’en avait pas non plus besoin, la seule chose qui pouvait bouleverser ses plans c’était Whitelaw mais penser à cette dernière n’était peut être pas la meilleure chose à faire ce soir. De toute façon, il valait mieux prendre son temps avec cette famille, histoire d’avoir une véritable emprise dessus… Ah les vengeances.




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MessageSujet: Re: Mais je caresse un si beau rêve [Stone]   Sam 10 Déc - 1:09



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Bon sang, elle est bornée celle là. Quelque part, James appréciait le geste de l’inconnue. Il pensait avoir enfin compris pourquoi elle s’obstinait autant : elle ne voulait pas qu’il reproduise les mêmes erreurs que lui. Malheureusement, la situation reste la même. Lucy est et restera un vampire qui cherche à le tuer, et ce n’est pas simplement en lui bloquant les poignets qu’il s’en sortira.


« Ecoutez mam’zelle, restons en là à propos de ma vie sentimentale. Je vais avoir la décence de ne pas vous demander de  me raconter votre mauvaise expérience, bien que je sois prêt à l’écouter si vous voulez la raconter, ayez celle de ne pas insister pour la mienne. Je ne sais pas si je veux lui parler ou la voir, mais une chose est sûre c’est que ce n’est pas possible. Ne me demandez pas pourquoi, la situation est très compliquée. Tellement compliquée et étrange que de toutes façon vous ne me croiriez pas » James rit doucement. « A dire vrai, si je ne l’avais pas moi même vécu, je n’y croirais pas une seconde. Vous avez… Vous avez peut-être raison. C’est ce que j’aurais du faire dans une situation normale mais ce n’est pas mon cas. Je sens que vous voulez m’aider. Mais pour l’heure, ne parlons plus de ça. »


La jeune femme sembla accepter la proposition de revenir pour la soirée Karaoké, ce qui surprit le serveur. Bon, elle n’avait pas clairement accepté, mais sa réponse laissait plutôt une impression positive. Il s’était plus ou moins engager à venir, de toutes façons il y avait peu de chances que Mickey puisse venir et il n’y avait personne pour le remplacer. Monter sur scène ? Oh que oui il aimerait. Il n’avait pas chanté en public depuis des mois. Bon, il ne comptait pas se faire remarquer. Il comptait juste passer un bon moment et pas avoir des compliments du genre « Ouah mec, tu chantes trop bien ». Il avait donc comme projet de faire exprès de ne pas très bien chanter. Il souhaitait s’accorder le petit plaisir égoïste de remonter sur scène  mais il n’ira pas plus loin.


« Ne vous inquiétez pas, vous ne ferez fuir personne. On croise très rarement des talents uniques dans ce genre de soirée. Tout le monde est relativement égal là dessus. L’important c’est de s’amuser. Après on peut aussi s’amuser en regardant. Quant à ma présence sur scène, c’est envisageable, mais je risque d’être débordé ce soir là, donc il y a plus de chances de m’y voir quand la soirée sera plus calme. je ne vous cache pas que ça fait une bonne excuse pour avoir un public réduit hahaha . Sinon, vous comptez venir avec des amis, ou de la famille ?  »


James se doutait qu’elle ne viendrait pas avec des collègues de boulot. En tant que chef d’entreprise, et vu le caractère qu’elle semble avoir, elle n’est pas du genre à faire ami-ami avec ses employés. Peut-être un associé ou un client. Mais là encore, ça ne semblait pas être le genre de ce qu’il a pu juger sur la jeune femme. En fait, il ne savait pas si la jeune femme avait des amis ou de la famille. Au final elle avait réussi à contrôler la discussion de telle sorte qu’elle n’ait plus eu besoin de parler d’elle et tout ce qu’il savait c’était qu’elle était chef d’entreprise et qu’elle a déjà été amoureuse. Elle pouvait tout aussi bien être une vampire et il était actuellement charmé. Non, il n’était pas charmé, en tout cas il n’en avait pas l’impression. Il n’y avait rien d’incohérent dans ce qu’il faisait. S’il se mettait à voir des vampires partout il n’était pas fini. Peut-être la jeune femme n’avait pas d’amis. C’est vrai qu’elle semble avoir un caractère un peu spécial, mais dans le fond elle avait plutôt  l’air sympathique. Stone se mordit la lèvre en se demandant s’il n’avait pas posé une question gênante.








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MessageSujet: Re: Mais je caresse un si beau rêve [Stone]   Mer 14 Déc - 19:49



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Oh la mauvaise idée en perspective que celle de parler de son passé amoureux. Sérieusement il y avait beaucoup trop de détails qui étaient important mais qu’elle ne pourrait lui révéler, ou alors il allait falloir lui expliquer tout depuis le début et il faut reconnaître qu’Hannah ne devait pas vraiment être la meilleure formatrice au monde, même lorsqu’elle avait été prof à la fac dans les années 80, elle n’était pas la plus pédagogue des enseignants racontant sa vision du monde et des guerres plutôt que celle des manuels. Il est sûr que ça rendait les cours plus vivants mais après pour les élèves ce n’était pas toujours bénéfique. Donc elle n’allait rien apprendre à ce jeune homme sur le monde obscur. Sa vie n’en serait pas plus intéressante, si ça se trouve il allait même faire comme Lloyd chercher dans chaque personne une créature obscure et forcément, comme ce serait Blake la responsable de sa paranoïa il allait falloir qu’elle veille sur lui et elle n’avait pas que ça à faire. Comment concilier le fait de suivre Whitelaw et protéger un gars qu’elle mettrait forcément en danger, impossible. Son choix était donc fait pas d’histoire raconté et puis d’abord elle n’avait pas besoin d’un psy, parfait comme état d’esprit, garder le silence elle savait faire.
En revanche, là où il était intriguant et en même temps qui prouvait à quel point les humains étaient sur d’eux c’était lorsqu’il parlait de lui et du fait qu’elle ne croirait pas ce qu’il disait parce que c’était… trop compliqué. Ah ça, elle était prête à parier que rien de ce qu’il dirait ne pourrait le faire passer pour un menteur à ses yeux mais bon puisqu’il voulait se taire, qu’il le fasse, elle répondit sérieusement, le fixant droit dans les yeux pour bien prouver qu’elle n’était pas du tout en train de plaisanter et qu’elle ne doutait absolument pas de ce qu’elle disait.

« Vous pouvez me croire sur parole, rien de ce que vous me direz ne pourra me choquer au point que vous passiez pour un menteur. Il y a tellement de choses complexes dans ce monde que tout me semble possible en réalité. »


Quoi qu’à la limite, elle aurait eu du mal à croire qu’après deux cent ans, la ressemblance entre la nouvelle génération Whitelaw et l’ancienne serait aussi présente, de là traiter les gens de menteur, il y a tout de même un monde.
Le fait de parler de la soirée semblait le plonger dans un mutisme sans qu’elle ne comprenne exactement pourquoi. Pour le coup si c’était parce qu’il regrettait déjà de lui avoir proposé, la peur qu’elle fasse fuir les clients ça se comprend, qu’il ne s’inquiète pas trop non plus. Elle était plutôt le genre à passer invisible dans les soirées, partout en réalité, plutôt discrète, elle ne se démarquait pas des gens en prenant la parole en public, ne faisait rien pour épater la galerie et certainement qu’elle ne serait pas le genre de personne à chauffer la salle avec un micro. En revanche, là où ça serait problématique pour elle, réellement, c’est si Elizabeth se ramenait à New York durant cette période, là oui elle se laisserait entrainer n’ayant aucune force de caractère lorsque sa camarade Blake était dans les parages. Finalement, il la rassura -même si elle n’était pas trop inquiète- en disant qu’elle ne ferait fuir personne lors de cette soirée et qu’il était dur de trouver des talents. En même temps, si elle se lançait dans beaucoup de carrière pour ne pas s’ennuyer au fil des décennies, celle de lancer des chanteurs sur scène ne l’emballait pas mais alors pas du tout, chacun ses domaines et ce n’était certainement pas celui de mademoiselle Blake.

« J’avoue que m’amuser en regardant me semble être une très bonne idée. Pour ce qui est de chanter devant le public réduit, il faudra quand même que quelqu’un lance la soirée, c’est très rare que les clients veulent se lancer en premier, la timidité, la peur d’être jugé… ce genre de détails. Plus vite un membre de votre bar chantera, plus vite la soirée démarrera. Je vous proposerai bien de chanter avec vous mais pas sûr que ça soit une bonne idée. »

Ses yeux s’illuminèrent néanmoins quand elle en vint à avoir l’idée de pousser Elizabeth à chanter la première chanson. Pour le coup, oui elle allait la faire venir et certainement que sa chère « amie » serait partante pour toutes les chansons, qu’elle soit seule à chanter ou non, quelque chose qu’Hannah avait beaucoup de peine à comprendre, étant finalement beaucoup plus réservée et beaucoup plus calme.

« J’ai ma petite idée de qui inviter durant cette soirée mais il faudrait que je vois si elle est disponible durant cette journée, elle habite au Royaume Uni, je ne connais donc pas son emploi du temps sur le bout des doigts mais elle devrait pouvoir se libérer je pense. »


Ouai surtout pour le temps d’une soirée, le portail était fonctionnel, aux dernières nouvelles et si c’était pour s’amuser, ce n’était certainement pas Elizabeth qui serait réticente à venir. A la limite, le coup de ne pas être emballé pour venir à des soirées, c’était plutôt le travail de Blake qui mettait légèrement de la mauvaise volonté, aimant mieux pister des Shadowhunters, euh des créatures obscures que de s’amuser sous l’éclairage artificielle des bars et autres endroits branchés.



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MessageSujet: Re: Mais je caresse un si beau rêve [Stone]   Mer 21 Déc - 21:51



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Décidément, la jeune femme ne comptait pas lâcher le morceau. Et si c’était une vampire finalement ? Qu’elle était de mèche avec Lucy. Ça expliquerait pourquoi elle insistait autant. Cela dit, James ne comprenait pas pourquoi sa fiancée enverrait un sbire, elle pourrait tout aussi bien venir elle même. Ça n’avait aucun sens. Non il commençait sérieusement à devenir parano. Cela dit, ça ne coûtait rien de faire un petit test pour vérifier. juste par précaution. Il lui suffira de lui serrer la main pour lui dire au revoir et de s’arranger pour que son bracelet en argent effleure la jeune chef d’entreprise, et guetter sa réaction. Bon, cette méthode ne lui assurait rien, mais c’était mieux que rien. Il faudrait qu’il réfléchisse à un autre test plus efficace avant la fin de la soirée. De toutes façons, c’est probablement une précaution obsolète.

« Je n’aurais pas utilisé le terme menteur, mais fou, mais peu importe. Il n’est pas question que je vous en parle ce soir »

Voilà qu’elle l’incitait à chanter devant tout le monde. Sait-elle ce qu’il faisait avant ? Est-ce là le jeu de Lucy, l’attirer sur une scène, lui redonner envie de chanter avec elle pour pouvoir le piéger ? La jeune femme était de plus en plus suspecte. James commençait à regretter sa proposition. Si elle était une vampire qui cherchait à le piéger, ce n’était clairement pas une bonne idée de l’avoir invitée à revenir. Mais il se rassura quand il entendit qu’elle allait proposer à une amie de venir. Si elle venait du Royaume-Uni, logiquement ça ne pouvait être Lucy.

« Royaume-Unis ? Ça fait une sacré trotte pour un simple Karaoké, votre amie comptera chanter au moins ? Vous pourriez peut-être même chanter en duo avec elle. Enfin ça, c’est vous qui voyez. »

James appréciait la compagnie de la jeune femme. Mais le monde dans lequel il vivait désormais le forçait à être prudent. Il n’avait pas d’amis sur New-York. Ce n’était pas dans son boulot qu’il rencontrait des gens réellements intéressants. Il préférait rester dans le cadre professionnel avec ses collègues et son patron, même s’ils s'accordaient quelques familiarités il n’étaient pas potes pour autant. Les habitués du bar étaient pour la plupart des pochtrons ou des abrutis, souvent les deux. James préférait boire seul quand il en avait besoin, il avait déjà honte d’en être réduit à ça, il préférait limiter le nombre de témoins. La mère de James lui disait toujours « Ne crois jamais un Alcoolique, ils n’ont qu’une seule parole et malheureusement pour eux, c’est jamais la bonne» . Faut dire qu’en tant que médecin ,elle en a vu des gens avec des soucis d’alcools. Stone se rassurait en se disant que lui il n’était pas réellement alcoolique. Il avait bel et bien un problème, mais ce n’est pas à cause l’alcool, l’alcool n’était juste pas la solution la plus efficace à ses soucis. L’alcool lui permettait de voir des choses réelles que personne ne peut voir. Mais il ne pouvait en parler car ces choses sont tellement… Étranges que personne ne pouvait le croire, de toutes façons qui voudrait croire quelqu’un sous l’effet de l’alcool ? Il se sentait comme une Cassandre contemporaine, condamné à savoir des choses que personne ne peut croire…




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MessageSujet: Re: Mais je caresse un si beau rêve [Stone]   Jeu 22 Déc - 17:49



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Beh non pas un fou, juste quelqu’un qui boit un peu trop à la limite et qui s’invente des vies, rien de trop grave, rien qui soit irréparable. Quoi que les ravages de l’alcool sont peut-être irréparables, Blake n’en savait pas réellement grand-chose, déjà parce que l’alcool en général ne l’emballait pas tellement, déjà rien que le goût les trois quarts du temps la faisait grimacer alors connaître des choses sur ce qu’elle n’aimait pas n’était pas non plus sa priorité dans la vie. Ce qui était d’ailleurs légèrement problématique quand il fallait choisir des vins lors de repas de galas ou de ce genre, hyper ennuyant soit dit en passant, elle ne savait jamais quoi choisir ce n’était pas parce qu’elle n’aimait pas prendre de décisions mais parce que dans le cadre du choix de vin, non elle n’était pas qualifiée et ne souhaitait pas empoisonner tout le monde… quoi qu’en fait pour certaines personnes ça aurait peut-être été bien utile… passons ce détail.
Il n’empêche que ce petit énergumène devait partir très loin dans ses délires quand il buvait pour qu’on le prenne pour un fou. C’était même à se demander si elle ne devrait pas éloigner discrètement -ou pas- la bouteille de la table pour éviter qu’il ne commence à parler dragons, dinosaures ou encore fantômes, ça pouvait certainement être très intéressant comme discussion entre gens alcoolisés mais puisqu’elle ne buvait pas et qu’elle ne le ferait certainement pas de la soirée, parler reptiles inutiles ne l’emballait pas du tout.
Il ne devait pas s’agir de cela, il semblait tellement désireux de ne pas vouloir en parler, oh qu’il reste avec ses problèmes, elle s’en moquait totalement en réalité, si elle avait voulu écouter les gens parler, elle aurait certainement trouvé le temps de débuter une formation de psychologue, même si à coup sûr les trois quarts des clients auraient trouvé le courage de sauter le pas et de se donner la mort… tout en laissant à coup sûr leur fortune à mademoiselle Blake… quoi faire du profit sur le dos des gens crédules ce n’est pas une mauvaise chose, si ?

« Très bien, n’en dîtes pas plus, monsieur le fou. »


En venir sur le sujet Elizabeth eut au moins le mérite de la faire sourire. Oh oui ça faisait une trotte si on s’amusait à prendre l’avion ou le bateau -on ne parle même pas des ralentissements dû aux icebergs hein- mais avec les portails c’était presque aussi facile qu’un claquement de doigt. Est-ce qu’Elizabeth compterait chanter… ah ça c’était une certitude qu’elle chanterait et qu’elle essaierait de garder le micro le plus longtemps possible, qu’elle trouverait le moyen de chanter avec toutes les personnes présentes dans le bar ce soir-là. Toutes sans exception et c’était ce qui emballait le moins la Blake ici présente, l’idée de devoir l’accompagner.

« Hé, je l’inviterais tout de même à passer quelques jours chez moi, je ne la ferais pas venir uniquement pour un karaoké. Oh oui, elle comptera chanter, à la limite je pense plutôt que c’est pour qu’elle le lâche qu’il risque d’y avoir des complications. Si je ne chante pas avec elle, j’en ai pour trois décennies à me faire pardonner, donc croyez-moi sur parole, je le prendrais ce micro et je chanterais avec elle. Bon par contre, je peux vous demander un service, si elle me demande deux duos, sauvez-moi, inventez une excuse bidon pour que je pose le micro. »


Ce n’était pas malsain de demander de l’aide à celui qui tiendrait le bar et puis s’il fallait elle le pousserait lui vers la scène en prétextant qu’il avait très très envie de chanter et elle de son côté, elle se planquerait dans un coin à siroter des sirops de grenadine et à applaudir quand tout le monde le ferait. Quoi qu’il en soi, elle était déjà certaine qu’Elizabeth s’amuserait ici et que derrière, elle allait galérer à la ramener dans un lit, pour sûr que la sorcière aurait la forme et voudrait faire la tournée de tous les bars pour chanter partout. Avec l’âge, elle aurait quand même pu s’assagir un peu, mais pas du tout elle était toujours aussi motivée alors que du côté d’Hannah c’était plutôt cool pépère, faut pas trop en faire, ce qui fonctionnait d’ailleurs très bien.


Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Mais je caresse un si beau rêve [Stone]   Sam 24 Déc - 14:14



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La femme semblait être vexée que Stone refuse d’aborder davantage le sujet. Le jeune homme nota une pointe de sarcasme dans l’abdication  de la cliente, mais il décida de ne pas relever. Après tout, il ne la connaissait pas et n’avait aucun compte à lui rendre. Par ailleurs il avait déjà un Ps avec qui parler de ses soucis, et ce dernier sait qu’il n’est pas fou et comprend réellement quels sont les problème de Stone.

James commença à rire en entendant la jeune femme le supplier. Il avait du mal à l’imaginer se faire sermonner par qui que ce soit. Elle n’avait pas l’air d’être le genre de personne à se laisser dire ce qu’elle doit faire ou non. Le Barman en déduisit que l’amie en question devait être quelqu’un d’important pour elle pour qu’elle tienne tant à lui faire plaisir. Et bien que sa curiosité était piquée, il s'abstint de toute question. Sachant que l’on a rien sans rien, il ne souhaitait pas avoir encore à raconter sa vie. Au pire, elle se présentera quand elle viendra.

« Si votre amie est si enthousiaste à l’idée de chanter, ça m’enlève une épine du pied, comme ça je ne serai pas obligé de monter rapidement sur scène pour motiver les gens de la salle à monter sur scène haha. Quant à lui retirer le micro des mains, tant que personne ne veut de la place, ça ne devrait pas poser de problèmes. Par contre, ne comptez pas sur moi pour vous empêcher de chanter, je suis sûr que ça ferait plaisir à votre amie de passer un bon moment avec vous, ce serait dommage qu’elle passe sa soirée sur scène et que vous passiez votre soirée à siroter des feuilles de menthe avec une paille, comme vous le faite maintenant »

James sourit pour faire comprendre à la jeune femme qu’il plaisantait. Il regarda ensuite l’horloge, et se dirigea vers la porte pour retourner la pancarte « Open / Close » il commençait à se faire tard, le Quake n’acceptait plus de nouveaux clients pour la soirée. Le Barman revint au comptoir en apportant un cahier et un stylo qu’il tendit à la jeune femme

« Si vous avez des envies ou des idées de chansons que vous souhaitez ajouter à la playlist de la soirée, n’hésitez pas. Par contre je vous préviens, vous ne choisissez pas la chanson que vous chantez, c’est la lecture aléatoire qui décidera. Par contre, le fait que vous soyez en solo ou en duo, ce ne sera pas le même répertoire. Euh… Je ne sais pas si c’est clair. Concernant les musiques, vous pouvez proposer des musiques Francophone, Anglophone, des musiques de films, séries ou dessins animés. On préfère éviter les chansons paillardes et les comptine pour enfant, mais vous pouvez tout de même en proposer si l’idée vous enchante. »






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MessageSujet: Re: Mais je caresse un si beau rêve [Stone]   Dim 1 Jan - 16:10



Mais je caresse un si beau rêve

Stone & Blake

Enthousiaste à l’idée de chanter, c’est un euphémisme que de dire ça. Blake avait beau y réfléchir sérieusement, elle ne voyait pas trop l’intérêt d’être le centre d’attention d’un public -surtout alcoolisé et on ne pas se mentir, peu de gens choisirait d’aller dans un bar tout en ne buvant que du soft- mais bon certains sont plus motivés que d’autres et même si Blake avait du mal à saisir l’intérêt que sa camarade aurait forcément pour les chansons, elle acceptait d’ores et déjà de chanter avec elle, voir même de la laisser profiter de sa soirée. Même si, au bout d’un moment sa patience en prendrait un trop gros coup et qu’elle ferait en sorte que le micro tombe en panne. Quoi, s’il y a bien un truc que les humains ont compris c’est que leurs objets ne fonctionnent pas pour toujours. Bon d’accord, la probabilité qu’un objet ne marche plus lorsqu’une sorcière se tenait à quelques mètres, le hasard serait un peu trop gros mais sans preuve… personne ne pourrait accuser Blake et la seule au courant qu’elle possédait des pouvoirs seraient bien mal avisé de faire une crise au milieu de tout ces mortels qui la regarderait comme une folle. Après il faudrait leu faire oublier à tous ce qu’ils avaient entendu et vus, beaucoup trop contraignant pour une sorcière, même deux. Ouai Blake avait la solution parfaite vu que le sale type refusait de l’aider utilisant l’excuse de ça ferait plaisir à Elizabeth… Une chanson oui ça ferait plaisir, vingt ça s’apparentait à une torture si on écoutait Hannah.
Elle offrit néanmoins un sourire lorsqu’il lui remarquer que ce serait dommage si elle passait sa soirée à jouer avec sa paille et les feuilles de menthe. Histoire de montrer à quel point elle était docile, elle lâcha la paille et leva les mains en signe de parfaite innocence avant de rajouter amusée.

« Mieux vaudrait éviter de me faire boire un mojito durant cette soirée parce que touiller les feuilles de menthe me semble bien plus intéressant que de chanter mais vous me verrez sur scène, ne vous en faites pas, elle a bien plus d’autorité sur moi que l’inverse. »

En même temps, ça devrait être normal qu’Elizabeth ait de l’autorité sur Hannah même après tout ce temps, les liens familiaux c’était pour la vie quand il s’agissait d’humains, pourquoi ce serait différent pour des personnes possédant 50% d’ascendance terrestre.
D’un geste de la tête, la demoiselle suivit du regard le gérant d’un soir qui venait de finir son service et l’annonçait par une pancarte qui fut tournée sur le close, avant de revenir vers Hannah et de lui proposer d’étoffer le répertoire musical de la soirée. Clairement, la sorcière le fixa les yeux ronds, il s’adressait à la mauvaise personne. Ce n’est pas que les chansons ne l’intéressait pas -bon d’accord ça ne l’emballait pas spécialement- mais alors devoir choisir quelles chansons chanter, c’était un peu trop compliqué pour la sorcière qui refusa d’un signe de la tête.

« Je ne suis pas très chanson, je suis certaine que votre répertoire sera bien assez garni comme ça, sinon j’en connais une qui vous soufflera des chansons pendant la soirée. Ne comptez pas trop sur moi pour ce genre de choses. Déjà je chante, c’est un exploit. »

Sur cette belle parole, loin d’être fausse, Hannah se leva, attrapa son chapeau sur la chaise voisine, sans pour autant le mette sur sa tête, pas tout de suite en tout cas et se dirigea vers la porte, tout en s’adressant à l’employé.

« J’arrête d’abuser de votre temps, nous nous recroiserons certainement durant cette soirée, bon courage pour la fermeture. »



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MessageSujet: Re: Mais je caresse un si beau rêve [Stone]   Lun 16 Jan - 0:27



Mais je caresse un si beau rêve

Stone & Blake


Ce n’était pas un soucis qu’elle ne veuille pas proposer de musique. Après tout si elle ne voulait pas augmenter les chances de tomber sur une chanson qu’elle connaissait, c’était son soucis à elle et non celui du Barman. Le jeune homme était tout de même content qu’elle vienne, et qu’elle se laisse porter sur scène, et quelque part il espère que ça se passera bien pour elle et son amie. Il continua de laver, essuyer et ranger des verres et tasses pendant que la jeune femme récupéra ses affaires. Au moment où elle lui dit au revoir, il posa son torchon pour lui répondre .

« Oh il y’a encore du temps avant la fermeture, c’est juste que nous n’acceptons plus de nouveaux clients, sinon on n’en finit plus. En tout cas, j’ai beaucoup apprécié de discuter avec vous ce soir, même si le sujet n’était pas mon préféré je vous l’accorde. J’espère vous revoir, et que votre amie sera disponible. »

Les mots devaient peut-être sonner faux, mais James était sincère. Il n’avait pas eu l’occasion de parler sérieusement avec quelqu’un depuis longtemps. A part le Dr Cowen bien sûr, mais bon, c’est un Psy’ c’est son boulot. Stone n’a pas réellement l’impression de se confier quand ils ont rendez vous. En même temps, désormais les rendez vous parlent plus de Vampires ou de Loup-Garou et de ce qu’il faut savoir pour les reconnaître et s’en défendre qu’à parler de ses soucis. Car bon, faut pas oublier que son ex-fiancée, avec qui il allait se marier dans le courant de l’année, qui l’a quitté brutalement du jour au lendemain est désormais une vampire qui cherche probablement à le bouffer. Y’a quand même sujet de conversation possible avec le Psy non ? Après à dire vrai, James ne savait pas exactement ce qu’elle voulait, mais il se doutait bien que ça ne valait rien de bon.
A ce propos de Vampires, il fallait qu’il vérifie quelque chose avant que la jeune femme s’en aille. Au final il n’avait pas trouvé de meilleures idées que ce qu’il avait imaginé à la base. James avait déjà desserré légèrement sa gourmette, de telle sorte que le bracelet puisse bouger librement sur son avant bras. Stone tendit donc sa main vers la jeune femme, pour l’inciter à la serrer. Il espérait donc qu’elle accepte, et qu’il parvienne à la toucher avec son bracelet. Il espérait aussi qu’il y avait une quantité suffisante d’argent pour faire réagir un vampire, et que si c’était le cas que l’effet serait immédiat et visible. Et si le bijoutier lui avait vendu de la camelote, et si il n’y avait pas une once d’argent dans cette gourmette ? Son idée était vraiment foireuse, elle n’avait aucune chance de fonctionner, soit parce qu’il n’arriverait pas à la mettre en place, soit tout simplement parce que s’il ne se passe rien, il ne sera pas réellement avancé. Tout en attendant que la jeune femme accepte ou non de lui serrer la main, James se risqua de demander :

«Au fait, vous comptez venir à quelle heure ? Vous savez… Le soleil ne sera pas encore couché au début de la soirée...»






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